La distance - Les chansons d'amour (film).


Le mystère de tes yeux là
Ce mystère qu'en faire ?
Tu ne sais pas
Le secret de ton état
Les secrets, j'en ai des tas
Cette barrière entre nous
Cette barrière qu'en faire ?
Ce garde-fou
Passer la frontière de ton état
Les pieds sur tes terres
Regarde-moi

Il faudra bien que tu t'avances
Si on veut combler la distance
Entre nous
Il faudrait t'accrocher plus fort
Si tu veux t'accrocher encore
A mon cou

Sur tes terres, il fait si froid
Cet hiver qu'en faire
Ne vois-tu pas ?
Que du sol au ciel de ton état
Tout n'est que gel
Réchauffe-toi

Il faudra bien que tu t'avances
Si on veut combler la distance
Entre nous
Il faudrait t'accrocher plus fort
Si tu veux t'accrocher encore
A mon cou

Le mystère de tes yeux là
Ce petit mystère il tient à quoi ?
Ce pauvre mystère en sale état
N'a rien à faire entre tes bras
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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 20:32

Lest.

Lest.

La fille qui ne sert à rien qui ne vaut rien et à qui on se fait un plaisir jour après jour de le rappeler...

Est-ce que c'est en insultant une personne, en lui rappelant à quel point elle est nulle qu'on l'aide à retrouver sa confiance en elle?

Je ne sais pas.

Secouez un prunier il en tombera des prunes mais il ne se déplacera pas.
Prenez le sous le bras avec douceur il ira plus loin dans un meilleur cadre et donnera de meilleures prunes...

C'est peut être nul comme métaphore... J'ai juste l'impression d'être une merde et de n'avoir le soutien et la compréhension de personne. Pourtant ça, ça m'aiderait vraiment... Ne pas me sentir seule, abandonnée ou avoir l'impression que je vais l'être si je ne bouge pas. Une menace permanente qui me tétanise ou lieu de me motiver à bouger. J'ai besoin de preuve que ce qui m'attend sera meilleur que maintenant...

Qu'est ce qui va se passer si je trouve un travail? Je vais me tuer à la tâche pour encore avoir un patron qui ne le reconnaisse pas et me jette comme une merde, un copain à qui ca ne suffira toujours pas et pour qui je resterai la pleurnicheuse plaintive et pas sexy. Après tout quand je travaillais y'avait encore des choses à changer chez moi non? Y'en aura toujours, on ne m'aimera jamais pour ce que je suis. Jamais.

Une fatalité. Le serpent qui se mort la queue, tout ça...

Je suis une ratée au fond de son canapé qui fume sa cartouche, c'est comme ça qu'on me voit? Et je dois aimer ces paroles, les entendre, les avaler et les ressortir en quelque chose de positif? Donnez-moi la recette alors, je n'y arrive pas!

Depuis qu'il est parti, une semaine, il ne m'a demandé qu'une seule fois ou j'en étais. Et j'ai préféré ne rien dire pour ne pas entacher son bonheur d'être là bas par ma vie banale et insignifiante à Saint Etienne. Et par mon silence on comprend que je n'ai rien à dire et que donc ma vie est vide de sens et que ça me convient...

Elle l'est sans aucun doute mais ça ne me convient pas.

Si je bosse, de toute façon ce sera dans l'objectif d'avoir de l'argent, pour une vie meilleure, mais à deux. Seule, l'argent m'importe peu.

A deux? Mais qui? Il partira, il l'a dit.

Il vivra à l'étranger quoiqu'il arrive et je serai contrainte de le suivre ou alors il poursuivra sa route sans moi, et sans regrets. Du genre "C'était sympa de t'avoir connu, salut!".

Sans regret, sans remord ni état d'âme, sans scrupule, et pourtant aimant?

Je doute tellement souvent que je m'en trouve monstrueuse.

C'est un "je t'aime moi non plus" qui m'épuise puisque je suis la seule à prendre en compte chaque mot et que pour lui ce ne sont que des mots... Aujourd'hui on se dispute et demain il fera comme si de rien n'était en me disant « je t'aime » et tout mielleux il me rappellera de me bouger... Jusqu'à la prochaine cuite ou il le dira avec agressivité et méchanceté à nouveau.
Le positif? Il est heureux et j'en suis heureuse. Mais moi dans tout ça je ne trouve pas ma place, à se demander si j'en ai une. Relation dominant/dominé épuisante. Toujours la compétition, les comparaisons... Et ses paroles sont censées me motiver à bouger....

Je ne trouve pas mon but, je ne trouve pas ma raison de vivre en dehors de lui, de nous. Moi, seule, je ne suis rien. Et c'est malheureusement et indubitablement réaliste.

Je pense chaque jour à arrêter de fumer mais les fumeurs le diront: c'est plus facile à dire qu'à faire, et je suis tellement inquiète et triste par ce départ et cette absence que ça rend les choses encore plus compliquées...

Je n'ai pas pu en placer une, raconter ma journée, que j'étais allé manger chez ma grand mère, que Maël m'avait installé mes étagères et mes tableaux, qu'on avait parlé de sa crémaillère (ah oui ça non plus l'autre jour je n'ai pas pu le dire), que moi même j'avais organisé une soirée de mon côté parce que j'ai besoin de voir du monde et que discuter avec eux me remotive toujours un peu à sortir. Il ne me laisse pas lui dire, bavard de toutes ses expériences islandaises, ne me demandant jamais ou j'en suis. Il veut juste savoir si j'ai cherché du travail et si je vais arrêter la clope. Je ne vaux pas mieux que ça? Mon mental, mes sentiments, cette dépression dont je n'arrive pas à me sortir... Tout ça on s'en fiche tant que monsieur est heureux. Egoïste et égocentrique sans intérêt pour le reste du monde.

Est ce que je vais devoir m'imposer toute ma vie d'être l'ombre d'un pseudo aventurier, de bosser dans le seul but de s'offrir (t'offrir) des voyages. Sans devoir penser à ce qu'un vrai couple pense, quand on est amoureux l'un de l'autre?
Vaivre ensemble, faire des enfants, les élever, être égoïste à deux, pour une fois...

Gros coup de gueule bien qu'au fond je sois très contente pour lui qu'il réalise enfin son rêve...
Peut être une lueur d'espoir pour celui qui croit que j'ai perdu toute confiance en moi: regarde je m'inquiète de mon sort!

Je n'avais plus envie d'écrire depuis longtemps, et voilà que ce soir il m'accuse de ne pas l'aimer parce que je n'arrête pas de fumer et parce que je ne trouve pas de travail. Comme si je devais faire ça pour lui, pour lui faire plaisir, pour qu'il soit tranquille. Pour ne plus le déranger avec la fumée, et pour ne plus avoir à subir mes plaintes concernant ma situation professionnelle (ou plutôt mon absence de situation).

C'est sur qu'arrêter de fumer en claquant des doigts y'a rien de plus simple! Et puis trouver du boulot, tout le monde sait qu'en ce moment y'a rien de plus facile surtout avec un baccalauréat en poche et un examen raté.

Ah oui j'oubliais, je cumule les petits bobos, migraines à gogo, dyspareunie (ce qui évidemment apparaît comme étant de ma faute!) Je ne parlerai pas de mon "père" qui envoi ma mère au tribunal et remet tout en cause y compris ma naissance... Ni de la tentative de viol que j'ai subis il y a 15 ans et qui me hante toujours.

Ce n'est pas que j'aime me plaindre c'est que je pense avoir de quoi et je continuerai à crier tant que personne ne semblera m'entendre...


©

# Posté le samedi 17 octobre 2009 10:00

Modifié le lundi 02 novembre 2009 08:39

Orpheline.




. Orpheline d'un père qu'au fond je n'ai jamais eu .


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# Posté le mercredi 12 août 2009 11:52

Baudelaire - Seuls certains passages sont repris par Saez dans Ebauche N°2.

À la pleine clarté des lampes languissantes
Sur les profonds coussins tout imprégnés d'odeur
Hippolyte rêvait aux caresses puissantes
Qui levaient le rideau de sa jeune candeur

Elle cherchait, d'un ½il troublé par la tempête,
De sa naïveté déjà le ciel lointain
Ainsi qu'un voyageur qui retourne la tête
Vers les horizons bleus dépassés le matin

De ses yeux amortis les paresseuses larmes
L'air brisé, la stupeur, la morne volupté,
Ses bras vaincus, jetés comme de vaines armes
Tout serait, tout paraît sa fragile beauté

Étendue à ses pieds, calme et pleine de joie,
Delphine la couvait avec des yeux ardents,
Comme un animal fort qui surveille une proie,
Après l'avoir d'abord marqué avec les dents.

Beauté forte à genoux devant la beauté frêle.
Superbe elle humait voluptueusement
Le vin de son triomphe, et s'allongeait vers elle,
Comme pour recueillir un doux remerciement.

Elle cherchait dans l'½il de sa pâle victime
Le cantique muet qui chante le plaisir,
Et cette gratitude infinie et sublime,
Qui sort de la paupière ainsi qu'un long soupir.

“Hippolyte, cher c½ur, que dis-tu de ces choses ?
Comprends-tu maintenant qu'il ne faut pas offrir
L'holocauste sacré de tes premières roses
Aux souffles violents qui pourraient les flétrir ?

Mes baisers sont légers comme des éphémères
Qui caressent lesor les grands lacs transparents,
Et ceux de ton amant creuseront leurs ornières
Comme des chariots ou des socs déchirants ;

Ils passeront sur toi comme un lourd attelage
De chevaux et de boeufs aux sabots sans pitié...
Hippolyte, Ô ma soeur! Tourne donc ton visage,
Toi, mon âme et mon tout et ma moitié,

Tourne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles !
Pour un de ces regards charmants, baume divin,
Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles,
Et je m'endormirai dans un rêve sans fin !

Mais Hippolyte alors, levant sa jeune tête :
“Je ne suis point ingrate et ne me repens pas,
Ma Delphine, je souffre et je suis inquiète,
Comme après un nocturne et terrible repas.

Je sens fondre sur moi de lourdes épouvantes
Et de noirs bataillons de fantômes épars,
Qui veulent me conduire en des routes mouvantes
Qu'un horizon sanglant ferme de toutes parts

Avons-nous donc commis une action étrange ?
Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi
Je frissonne de peur quand tu me dis: “Mon ange !”
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi.

Ne me regarde pas ainsi, toi, ma pensée !
Toi que j'aime à jamais, ma s½ur d'élection,
Quand même tu serais une embûche dressée
Et le commencement de ma perdition !

Quand même tu serais une embûche dressée
Et le commencement de ma perdition !

Delphine secouant sa criniére tragique,
Et comme trépignant sur le trépied de fer,
L'½il fatal, répondit d'une voix despotique :
“Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer ?

Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S'éprenant d'un probléme insoluble et stérile,
Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté !

Celui qui veut unir dans un accord mystique
L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
À ce rouge soleil que l'on nomme l'amour !

Va, si tu veux, chercher un fiancé stupide ;
Cours offrir un c½ur vierge à ses cruels baisers ;
Et, pleine de remords et d'horreur, et livide,
Tu me rapporteras tes seins stigmatisés...

On ne peut ici-bas contenter qu'un seul maître !
Mais l'enfant, épanchant une immense douleur,
Cria soudain : “Je sens s'élargir dans mon être
Un abîme béant ; cet abîme est mon c½ur!

Brûlant comme un volcan, profond comme le vide !
Rien ne rassasiera ce monstre gémissant
Et ne rafraîchira la soif de l'Euménide
Qui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang

Que nos rideaux fermés nous séparent du monde,
Et que la lassitude améne le repos !
Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde
Et trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux !”

Descendez, descendez, lamentables victimes,
Descendez le chemin de l'enfer éternel !
Plongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes
Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel

Bouillonnent pêle-mêle avec un bruit d'orage
Ombres folles, courez au but de vos désirs ;
Jamais vous ne pourrez assouvir votre rage,
Et votre châtiment naîtra de vos plaisirs.

Jamais un rayon frais n'éclaira vos cavernes ;
Par les fentes des murs des miasmes fiévreux
Filtrent en s'enflammant ainsi que des lanternes
Et pénétrent vos corps de leurs parfums affreux

L'âpre stérilité de votre jouissance
Altère votre soif et roidit votre peau,
Et le vent furibond de la concupiscence
Fait claquer votre chair ainsi qu'un vieux drapeau.

Loin des peuples vivants, errantes, condamnées,
À travers les déserts courez comme les loups ;
Faites votre destin, âmes désordonnées,
Et fuyez l'infini que vous portez en vous !

“Hippolyte, cher c½ur, que dis-tu de ces choses ?
Comprends-tu maintenant qu'il ne faut pas offrir
L'holocauste sacré de tes premières roses
Aux souffles violents qui pourraient les flétrir ?

Hippolyte, Ô ma soeur! Tourne donc ton visage,
Toi, mon âme et mon tout et ma moitié,

Tourne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles !
Pour un de ces regards charmants, baume divin,
Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles,
Et je m'endormirai dans un rêve sans fin !
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# Posté le lundi 01 juin 2009 04:10

What makes us human?

What makes us human?
Le passé fait de nous ce que nous sommes.
Le présent nous transforme encore un peu plus chaque jour.

Au fil des événements. Au fil des autres.
On ne vit que par eux. Le solitaire est malheureux.
Je ne suis pas de ceux là et les autres c'est ma vie.
C'est lui qui m'a rendu malheureuse. C'est eux qui m'ont aidé à renaître.
C'est lui qui m'a permis de me reconstruire.

Le passé fait de nous ce que nous sommes
Le présent nous transforme encore un peu plus chaque jour.

Et que nous réserve l'avenir?
Je n'arrive plus à le percevoir...
Je n'arrive plus à construire. A voir de l'intérêt dans le fait de faire des projets.
Puisque rien n'est sûr et que rien ne dure. Est ce que seulement ça vaut la peine d'essayer?

L'envol, ça restera gravé. Et je murmure "souviens toi" en apesanteur, la tête dans les souvenirs, les pieds dans la nostalgie.
Et apprendre à définir le verbe aimer en toute simplicité. Le conjuguer et l'accorder... Si seulement on en avait tous la même définition...



(c)
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# Posté le lundi 01 juin 2009 04:04