Regarder filer les étoiles une cigarette à la main. L'autre au bec.
Bouche bée.
Le B-A Ba d'une plume sur le coin d'une table qui balance.
Qui chancelle. Qui bloque ses yeux sur tout.
Rêver c'est aussi simple que de tomber dans un trou en marchant.
Avec un peu de chance au fond y'aura le monde merveilleux d'Alice.
Et pas de réveil.
Des sourires accrochés aux murs avec des épingles de sûreté.
Ou avec des "bombes" de peintures. Explosions de couleurs.
Ma ville est grise. C'est grisant.
Ma mère m'a offert une théière en fonte.
J'ai fondu devant. Mais j'ai pas droit au thé.
Et moins à la fonte qu'au fer.
J'ai regardé fuir vos yeux vers ces étoiles filantes.
Y'a un goût léger de quelque chose d'inconnu et d'excitant quand on regarde le ciel.
Mystérieux qu'il est. Le vôtre.
Du bleu du vert du rose et du orange. On ne sait comment le peindre.
Ciel de vanille.
« On se reverra au paradis. Quand on sera tout les deux des chats. »
Petite fille à l'air sérieux. Pas toujours sage.
Un rien pompe l'air. Parce que franche et timide à la fois. Muette. Mouette. Rieuse.
Haine moi.
Je veux des mains sur mes joues. Des couleurs dans mes cheveux.
De l'asymétrie aussi. Des rayures et de l'usure. Des petits trous un peu fais exprès.
Des dessins sur tout support. Des murs aux vêtements.
Habilles moi de papier. Habilles moi de crayons. Dessines moi un mouton.
Je suis mi femme mi cheval et je tire des flèches.
Le jour et l'heure d'une naissance donne lieue à tellement de fantaisie.
Il neigeait quand je suis née. Je trouve ça joli.
Un cochon blanc en peluche qui adore se mettre sur le dos, une patte de chat sur ma main, une écharpe trop longue, un cuir usé finalement. Des chaussures qui le sont tout autant. Et des jeans toujours trop longs.
Y'a pas de trait pour me définir. Un peu sauvage et docile à la fois. Binaire qu'on dit.
Je ne suis pas portraitisable.
J'ai écris ma vie une fois. Je l'ai traduite mot à mot.
C'était clair, net et précis. Mais ce n'était pas moi.
Un inconnu qui me découvre ne m'aurait pas reconnu.
Les étoiles ont finis de filer. Mais ce soir la plus belle brillera dans mes bras.
Moi petite plume qui vacille sur le bord d'une table de bois crayonnée.
Lisez entre les lignes. Je ne suis ni simple ni complexe. Pas plus que le juste milieu incarné.
Juste des couleurs, une chambre sans plus un coin de mur libre pour collé mes nouvelles cartes postales ou découpes de magazines.
Un peu comme une enfant qui n'aime pas être forcée de devenir adulte 7h par jour.
J'enfile mon cuir. M'enroule dans ma longue écharpe. Les cheveux en bataille.
Met mes chaussures presque trouées et tombe au pied de la table. Direction la Pharmacie. Lieu de travail comme un autre. Ne jamais se plaindre. Ne jamais regretter.
Ce soir le vent me relèvera. Je tanguerais toujours. Moi petit chat, plume trop blanche et étoile pâte-à-fixée sur un mur.
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